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Nous aurons la chance d'écouter des intervenant(e)s de qualité extérieur au laboratoire :  

Boris

Boris CYRULNIK est neuropsychiatre et éthologue. Il est reconnu pour ses travaux sur la résilience et le développement affectif. Ancien chef de service hospitalier et enseignant, il a largement contribué à diffuser ces notions auprès du grand public et du monde académique.

Il interviendra sur : « Lent développement néoténique et handicap ».

Fradin

Caterina FRADIN-CARTA est psychologue du développement et est chargée d’enseignement à l’Université Lumière Lyon 2. Elle exerce au sein d’un EAM (Etablissement d’Accueil Médicalisé) et en cabinet libéral. Son élaboration clinique s’appuie sur les concepts piagétiens et socio-constructivistes, l’approche systémique, les théories de l’attachement et la psychologie du handicap.

Son intervention portera sur les processus et les variations du lien dans les situations de handicap, en lien avec les trajectoires développementales, les dynamiques relationnelles et les enjeux d’inclusion.

Du singe magot à l’araignée : processus, formes et variations du lien : L’analyse dans le champ du handicap des contextes et de la vie sociale ouvre à une réflexion à la fois développementale, clinique et systémique. Elle met en lumière les conditions d’émergence, les variations des trajectoires et des expériences, ainsi que la pluralité des modalités du lien, en écho aux processus précoces d’attachement, de maturation et de socialisation. De manière analogue, les freins et limites sont à considérer dans des dimensions psychiques, relationnelles et environnementales, en soulignant les enjeux d’inclusion. Cet échange s’appuie sur une perspective constructiviste, considérant que les réalités individuelles et collectives se façonnent dans l’interaction. L’illustration de ce regard clinique au travers d’un foyer de vie adulte (EAM) invite à penser les accompagnements dans leur complexité, les dynamiques interpersonnelles et tissages constants.

 

Cette conférence sera l'occasion de mettre en avant le travail d'un ancien étudiant diplômé du master PEF actuellement en doctorat à l' UR DIPHE ainsi qu'une membre associée de l'Unité de Recherche DIPHE :

adrien

Adrien ROUSSILLON : Sa thèse de doctorat porte sur les liens entre sentiment de solitude et déficience visuelle chez l'adulte. Ce travail ainsi que ses expériences s'inscrivent dans un intérêt particulier pour les situations de handicap et la singularité de chaque parcours. 

Son intervention portera sur la solitude et la déficience visuelle.

Invisibles aux yeux des autres : exploration des liens entre déficience visuelle et sentiment de solitude chez l'adulte - Le sentiment de solitude est aujourd'hui reconnu comme un enjeu de santé publique majeur, aux effets comparables à ceux du tabac ou de l'obésité. Si cette problématique touche l'ensemble de la population, certains groupes y sont particulièrement exposés. Selon l'enquête Homère (2023), les adultes concernés par une déficience visuelle figurent parmi les plus vulnérables. Cette intervention présente les résultats d'une étude à méthodologie mixte menée auprès d’adultes concernés par une déficience visuelle, visant à identifier les causes du sentiment de solitude, ses conséquences sur la santé physique et mentale, ainsi que les stratégies d'adaptation mobilisées. 

Marion

Marion Fabre : est titulaire d’un doctorat en Psychologie de l’Université d’Aix-Marseille (EA PsyCLE) et Maîtresse de conférences en Sciences de l’Éducation et de la Formation et en Psychologie à l’Université Lumière Lyon 2 depuis 2014. Chercheuse au sein du laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP) et membre associée de l’équipe Développement, Individu, Processus, Handicap, Éducation (DIPHE), elle développe des travaux centrés sur les parcours et les stratégies des apprenants, en particulier des publics sourds.

De la situation de handicap à la participation sociale : une approche systémique éclairée par une enquête sur la LSF

Sa communication examinera les liens entre situations de handicap et participation sociale à partir d’une approche systémique. Elle s’appuie sur le modèle du Processus de Production du Handicap (PPH) élaboré par Patrick Fougeyrollas, qui définit le handicap comme le résultat d’interactions entre facteurs personnels et environnementaux. En articulation avec les travaux de Joëlle Zask, pour qui la participation sociale repose sur les dimensions de prendre part, apporter une part et recevoir une part, il s’agit d’analyser les conditions contextuelles de possibilité de la participation. L’étude mobilise des données issues d’une enquête exploratoire conduite autour de la langue des signes française (LSF), auprès d’acteurs du contexte de l’université Lumière Lyon 2. Les résultats mettent en évidence le rôle structurant des environnements sociaux, institutionnels et communicationnels dans la production ou la réduction des situations de handicap. Cette contribution propose ainsi de déplacer l’analyse du handicap d’une centration sur les déficiences vers une approche relationnelle et contextuelle, et d’ouvrir des perspectives pour la conception d’environnements inclusifs.

 

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